Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 13:13

                                                   Clich--2008-02-09-20-45-24.jpg                             

Agnès, psychologue interculturelle en mission humanitaire à Ruyigi au Burundi depuis mi-juillet 2007 s'apprêtait à fêter cette fin d'année heureuse, en toute simplicité avec ses collègues expatriées. Elle n'en a pas eu le temps.

A peine plus de 3 heures... c'est le temps qui s'est écoulé entre le fou rire et la mort. C'est aussi celui de l'agonie d'Agnès.

On ne compte plus les milliers d'heures écoulées depuis...

Et : un faisceau d'incertitudes pour seul réconfort.

Agnès aimait ce pays, son deuxième pays, le Burundi. Elle y  était venue pour ses enfants, pour que leur sour ire continue a égayer leur visage. Elle a perdu le sien.

 

Rien ne justifie sa mise à mort. Mais pire encore : rien ne l'explique aujourd'hui.


Nous demandons que la valeur de l'engagement  et la valeur de la vie soient rappelées comme essentielles à notre dignité collective, la nôtre à nous français, et celle du peuple burundais.

 

Nous demandons la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

 

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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 12:44
Le président du Burundi, M. Pierre Nkurunziz, a procédé, jeudi 19 novembre 2009, à la nomination d'un nouveau ministre de l'Energie et des Mines en la personne de M. Moise Bucumi, en remplacement de M. Samuel Ndayiragije, limogé une semaine auparavant pour "manquements graves dans l'exercice de ses fonctions".

La plus haute charge publique connue du nouveau ministre est celle de gouverneur de Ruyigi, une province jugée "difficile" de l'est du Burundi où il a notamment eu à gérer une campagne d'assassinats d'albinos ainsi que le meurtre non encore élucidé de Agnès Dury, une ressortissante française qui travaillait dans la région pour le compte de l'ONG Action contre la faim (ACF).

Source Afrique en ligne

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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 12:38

Les autorités burundaises ont collecté près de 14.000 armes lors d'une campagne nationale de désarmement d'une semaine auprès de la population civile pour faire en sorte que les élections prévues en 2010 soient pacifiques.


"Les armes ramassées entre le 19 et le 28 octobre comprenaient des fusils, des grenades, des bombes, des mines et des munitions", a indiqué Léopold Banzubaze, n°2 de l'office national chargé du programme de désarmement.

"La campagne a été un succès. Nous espérons que le scrutin de 2010 se tiendra dans la paix et la sécurité", a ajouté Banzubaze.

 

Selon l'organisme officiel de désarmement, 70.000 armes ont été collectées depuis 2007 sur un total estimé à 100.000 aux mains des civils.

 

Le chef de l'Etat, le président Pierre Nkurunziza, avait donné une semaine à ses compatriotes pour qu'ils remettent leurs armes sous peine d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à dix ans de réclusion criminelle ou d'une forte amende.

 

En échange de leurs armes remises volontairement aux autorités, les Burundais recevront du matériel de construction (ciment et plaque de tôle), des vêtements et des téléphones portables.

 

Source Reuters, publié le 31/10/2009 sur Lexpress.fr

 

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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /2009 15:50
(Article publié par Iwacu Burundi)

Euphrasie Habonimana, une dame du quartier Gasanda à Ruyigi, connaîtrait le nom  du propriétaire du téléphone utilisé par les assassins d’Agnès Dury. Elle clame son innocence  mais ne convainc pas le procureur général près la Cour d’Appel de Gitega.

«J'ai été arrêtée pour rien », déplore  Euphrasie Habonimana une dame du quartier Gasanda de la province Ruyigi  arrêtée par le procureur général près la Cour d’Appel de Gitega, le 23 mars de cette année. Elle est accusée de connaître la personne qui est en possession d’un téléphone  utilisé le jour du meurtre d’Agnès Dury. L’Accusée reconnaît qu’une personne venue de la région de Kumoso lui a demandé si elle peut trouver un téléphone avec une carte SIM à vendre. Euphrasie Habonimana raconte qu’elle échangeait souvent des marchandises avec cette personne comme  les moustiquaires et l’huile de coton. « J’ai  trouvé le téléphone et cette personne l’a acheté. » Elle affirme qu’elle a utilisé ce même téléphone plus d’une fois pour contacter différentes personnes.


 Le flou plane dans cette affaire…

Euphrasie Habonimana indique qu’elle n’a aucun élément pour identifier son client de Kumoso. Elle précise qu’ils avaient créé seulement un climat de confiance depuis longtemps. Euphrasie rappelle que cette personne est revenue pour la deuxième fois chercher un autre téléphone et une carte SIM : « Cette fois-ci, j’ai refusé parce de Ruyigi il était difficile d’avoir la carte SIM . Elle n’est jamais revenue. »



Edouard Ndihokubwayo, procureur général près la Cour d’Appel de Gitega s’étonne : « Comment peut-on échanger des marchandises avec une personne sans savoir son nom ? » En plus, selon Ndihokubwayo, cette dame ne pouvait pas utiliser plus d’une fois un téléphone de quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Quant au climat de confiance évoqué par madame Habonimana, le procureur général près la Cour d’Appel de Gitega fait savoir que cela se passe entre des gens qui se connaissent. Pour lui, cette dame a l’intérêt de donner le nom du client afin que les enquêtes se poursuivent. Cependant, cette dernière persiste: « Je le connais de visage seulement. » Euphrasie Habonimana a été relâchée provisoirement par la Cour d’Appel de Gitega, le 7 avril. Elle va comparaître chaque mois.

Arrestations en cascades


« On nous emprisonne alors qu’il n’ y a pas d’éléments nouveaux», se lamentent Stany Mbaririnda et Gaspard Nkenshimana. Le premier était chauffeur dans l’ONG Action Contre la Faim (ACF). Le second était chef de poste de la Police ad interim de Ruyigi. Ils racontent qu’ils sont de temps en temps arrêtés sans qu’il y ait un élément nouveau. A titre d’exemple, ils ont été arrêtés aux mois de janvier, mars et août 2008 et en janvier de cette année.  La Cour d’Appel de Gitega leur a donné la liberté provisoire en mars dernier. Ils souhaitent la confrontation devant les juges afin qu’ils soient déclarés coupables ou blanchis, car disent-ils : « Nous sommes las de rester toujours dans la liberté provisoire. » Pour ces deux hommes, les enquêtes devraient se focaliser dans le quartier Sanzu où l’incident s’est produit.


Le gouverneur de Ruyigi est soupçonné

D’autres habitants de Ruyigi, sous  couvert d'anonymat, affirment que les enquêtes n’aboutiront jamais tant que le gouverneur de Ruyigi, Moïse Bucumi n’est pas encore arrêté. Edouard Ndihokubwayo lui, signale qu’il se conforme à la loi dans ce qu’il fait. Il demande à ceux qui accusent le gouverneur de Ruyigi d’apporter des éléments qui le prouvent afin de l’arrêter.


Pour Me Raphaël Gahungu, avocat de la famille d’Agnès Dury, la police aurait dû ceinturer les lieux du meurtre le même jour : « Cela aurait facilité les enquêtes », poursuit-il. Cependant, il rappelle que l’instruction continue à la charge de toute personne susceptible d’avoir participé dans cet assassinat. Me Raphaël Gahungu attend incessamment la venue d’une commission rogatoire. Elle est prévue dans le droit français quand son ressortissant a été tué dans un pays tiers- Celle-ci viendra épauler le travail déjà fait par le procureur général près la Cour d’Appel de Gitega : « Elle va fouiller partout où la justice burundaise n’a pas touché. » Raphaël Gahungu indique que la partie civile sera satisfaite quand les coupables seront identifiés, punis et répareront les dommages.

Agnès Dury, a été tuée à Ruyigi, dans la nuit du 31 décembre 2007. Cette jeune française travaillait dans l’ONG « Action Contre la Faim ».



par Dieudonné Hakizimana


Source : Iwacu-burundi.org

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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 14:57
Article paru sur Net Press (extrait).

" Le rapprochement devient inévitable qu’on le veuille ou non, sur l’épilogue qu’on n’espère pas définitif, du dossier de l’assassinat, dans la soirée de la Saint Sylvestre 2007, de la jeune française Agnès Dury, qui travaillait pour l’Ong internationale « Action contre la faim ». Avec la libération hier du dernier des huit personnes suspectées d’avoir eu une part de responsabilité dans ce meurtre, on ne peut pas ne pas penser à la manière dont le procès sur l’assassinat de l’ancien représentant de l’Oms dans notre pays s’est terminé.

(...)

Comme Kassy Manlan donc, l’assassinat de la jeune Française risque de se fondre dans le moule de tous ceux qui ont donné leur vie au service d’un pays qui n’était pas le leur mais qu’ils aimaient malgré tout, de Luis Zuniga à Agnès Dury, en passant par Mgr Michaël Courtnay et le Dr Kassy Manlan."

Source : Net press


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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 14:45
" L’affaire Agnès DURY est toujours en suspens, la dernière personne détenue pour enquête dans la mort de cette ressortissante française a bénéficié d’une libération préventive. Euphrasie HABONIMANA est sortie de la prison de Gitega ce 07 Avril où elle était incarcérée depuis le 24 Mars 2009. Le procureur général près la Cour d’appel de Gitega, Edouard NDIHOKUBWAYO, l’avait arrêté parce qu’elle avait communiqué sur son téléphone portable avec le policier Gaspard NKESHIMANA. Ce coup de fil date de la nuit même du 31 décembre 2007 où Agnès DURY de l’ONG Action Contre la Faim (ACF) a été tuée au chef-lieu de la province Ruyigi. Euphrasie HABONIMANA avait été arrêtée pour enquête et il ne reste aucun présumé assassin dans la prison de Gitega.

La population se demande qui a tué cette française d’autant plus que le lieu du crime est proche de la position de la police qui assurait la sécurité du commandant adjoint de la police de sécurité. "

Information communiquée sur les ondes burundaises : radio RPA.

Source : Organisation Des Médias d'Afrique Centrale (OMAC)

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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 14:36
Le 25 mars est la date anniversaire de la naissance d'Agnès.
Serait-elle aussi celle d'une nouvelle avancée de l'enquête ?

" Accusée d’être impliquée dans le meurtre d’Agnès DURY, Francine HABONIMANA, du quartier Gasanda de la ville de Ruyigi, a été arrêtée et incarcérée dans la prison centrale de Ruyigi. Les membres de la famille de Francine HABONIMANA indiquent qu’on l’accuse d’avoir communiqué par téléphone la nuit du meurtre avec un policier du nom de Gaspard NKESHIMANA lui aussi incarcéré. Elle a été arrêtée sur ordre du procureur de la République à Gitega, Edouard NDIHOKUBWAYO. Francine HABONIMANA rejoint en prison deux autres personnes accusées d’être impliquées dans l’assassinat de cet agent de l’ONG française Action Contre la Faim. Il s’agit de Stany BARIRINDA et Gaspard NKESHIMANA, cinq autres accusés ayant été relâchés. La population de Ruyigi demande que la police accélère les enquêtes pour que lumière soit faite sur ce dossier."

Information communiquée sur les ondes burundaises : radio RPA.

Source : Organisation Des Médias d'Afrique Centrale (OMAC)


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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /2009 15:43
(Article publié par Iwacu Burundi)

14 mois après l’assassinat de la française Agnès Dury, la justice burundaise cherche toujours des pistes fiables. Pour y parvenir rapidement, elle va collaborer avec une équipe d’enquêteurs français.

L'ACF (Action contre la Faim) recharge les batteries de la coopération judiciaire franco-burundaise: " Des enquêteurs français se rendront d'ici peu au Burundi dans le cadre d'une commission rogatoire internationale […]", précise un récent communiqué de presse émanant de l'ONG française.


La présence de ces enquêteurs est justifiée par plusieurs facteurs : « La victime est française, ACF est aussi une ONG française, de plus on a une troisième personne blessée qui est une française. […] ACF et la famille d'Agnès Dury ont toutes les deux porté plainte et au Burundi et en France », précise Forence Daunis, Directrice des opérations en charge du Burundi quand Agnès Dury a été tuée, en décembre 2007.

Selon elle, il est donc normal que la justice française s’implique davantage dans ce que plus d’un appelle désormais « l’affaire Agnès Dury ». Aussi, il n’est pas question de minimiser le travail de la justice burundaise, précise Florence Daunis: " […] le travail des enquêteurs tans burundais que français est de fermer les pistes petit à petit et se concentrer sur celles plus fiables et plus sérieuses."
C'est dans le soucis, précise-t-elle, de voir avancer l'enquête efficacement, "sur base de preuves solides et fiables, menant à l'indentification des personnes ayant organisé et commis ce crime."

Ainsi, le dossier devrait avancer rapidement pour mener à des conclusions définitives avant la fin de cette année. C'est ce que souhaite la défense à travers son avocat, Maître Raphaël Gahungu: " […] compte tenu de l'avancement de l'affaire, nous espérons que d'ici la fin de l'année, tous les éléments serons réunis pour qu'on puisse saisir les juridictions compétentes."
Pour le moment, la justice burundaise continue d’enquêter et son travail inspire de la confiance : « Le procureur général de Gitega qui a le dossier en mains continue à ficeler le dossier de plus en plus et nous avons la conviction qu'il est sur la bonne voie », s’est réjouit l’avocat de la défense.  

« Non à l’impunité »
Le 31 décembre 2007, Agnès Dury, une jeune française travaillant pour l’ONG Action contre la Faim (ACF) est assassinée à Ruyigi. Les enquêtes menées depuis par la police burundaise et par l’Ambassade de France au Burundi n’ont pas encore abouti. Des personnes ont été arrêtées, puis relâchées. Dix mois plus tard, la sœur de la victime, Séverine Dury, passe deux semaines au Burundi pour « voir et surtout ressentir ce pays qui a été celui de sa sœur pendant tout un semestre. » Un sentiment qui cachait mal sa ferme volonté de faire éclater la vérité : « Je me battrai pour que la justice honore sa mémoire par la condamnation de ceux qui lui ont ôté la vie. […]. Je ne lâcherai pas. « Impunité » n’est pas le mot qui s’accordera avec Agnès. Justice lui sera rendue, à elle, à moi, et à l’ensemble des membres de ma famille. »
Justice réveille-toi, chante Tiken Jah Facoly, artiste musicien ivoirien.


par Didier Bukuru


Source : Iwacu-burundi.org


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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /2009 14:24

" Rama YADE, secrétaire d’Etat français chargée des affaires étrangères et des droits de l’homme, salue le pas déjà franchi en ce qui concerne les droits de l’homme au Burundi notamment la révision du code pénal et la mise en place de la commission nationale des droits de  l’homme.  Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse de ce 28 février. Néanmoins, le chemin est toujours long en matière des droits de l’homme, a souligné Rama YADE. Elle faisait notamment allusion à l’insécurité des albinos et à certains emprisonnements dont celui de Alexis SINDUHIJE, président du mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD)."

 

Information communiquée sur les ondes burundaises : radio Renaissance FM.

Source : Organisation Des Médias d'Afrique Centrale (OMAC)

 

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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 14:28
" Rama YADE, secrétaire d’Etat français chargée des affaires étrangères et des droits de l’homme en visite au Burundi, a visité ce 27 février le village de paix en commune Butaganzwa (Province Ruyigi) où vivent 96 rapatriés et déplacés de guerre. Elle a aussi rendu visite aux 42 albinos rassemblés au chef-lieu de la province Ruyigi pour question de leur sécurité. Le président de l’association des albinos « Albinos sans frontière », KAZUNGU Kassim a demandé que les albinos soient soutenus notamment pour la construction des maisons où ils seront regroupés quand ils retourneront dans leurs communes d’origines. La secrétaire d’Etat français aux droits de l’homme a promis une assistance des tôles pour les maisons d’habitation. Elle a également promis 20 000 euros qui seront déboursés pour l’achat de vêtements et des casquettes, la peau des albinos étant sensible au soleil. La secrétaire d’Etat français était accompagnée de la ministre burundaise de la solidarité nationale, Mme Immaculée NAHAYO, qui de son côté, a promis que la maison de Ruhwago où vivent actuellement ces albinos  va être approvisionnée en eau et en électricité. "

Information communiquée sur les ondes burundaises : radio Nationale et radio Isanganiro.

Source : Organisation Des Médias d'Afrique Centrale (OMAC)


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