Agnès, psychologue interculturelle en mission humanitaire à Ruyigi au Burundi depuis mi-juillet 2007 s'apprêtait à fêter cette fin d'année heureuse, en toute simplicité avec ses collègues
expatriées. Elle n'en a pas eu le temps.
A peine plus de 2 heures... c'est le temps qui s'est écoulé entre le fou rire et la mort. C'est aussi celui de l'agonie d'Agnès.
Plus de 4700 heures écoulées depuis...
Et : un faisceau d'incertitudes pour seul réconfort.
Agnès aimait ce pays, son deuxième pays, le Burundi. Elle y était venue pour ses enfants, pour que leur sourire continue a égayer leur visage. Elle a perdu le sien.
Rien ne justifie sa mise à mort. Mais pire encore : rien ne l'explique aujourd'hui.
Nous demandons que la valeur de l'engagement et la valeur de la vie soient rappelées comme essentielles à notre dignité collective, la nôtre à nous français, et celle du peuple
burundais.
