Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 13:13

                                                   Clich--2008-02-09-20-45-24.jpg                             

Agnès, psychologue interculturelle en mission humanitaire à Ruyigi au Burundi depuis mi-juillet 2007 s'apprêtait à fêter cette fin d'année heureuse, en toute simplicité avec ses collègues expatriées. Elle n'en a pas eu le temps.

A peine plus de 3 heures... c'est le temps qui s'est écoulé entre le fou rire et la mort. C'est aussi celui de l'agonie d'Agnès.

On ne compte plus les milliers d'heures écoulées depuis...

Et : un faisceau d'incertitudes pour seul réconfort.

Agnès aimait ce pays, son deuxième pays, le Burundi. Elle y  était venue pour ses enfants, pour que leur sour ire continue a égayer leur visage. Elle a perdu le sien.

 

Rien ne justifie sa mise à mort. Mais pire encore : rien ne l'explique aujourd'hui.


Nous demandons que la valeur de l'engagement  et la valeur de la vie soient rappelées comme essentielles à notre dignité collective, la nôtre à nous français, et celle du peuple burundais.

 

Nous demandons la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

 

Par la famille d'Agnès - Publié dans : Edito
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 13:00

Quatre ans après l’assassinat d’Agnès Dury, humanitaire engagée auprès d’Action contre la Faim au Burundi, les circonstances de ce drame et ses raisons ne sont toujours pas élucidées ; les procédures s’enlisent.

Fin novembre 2011, la visite au Burundi de François Danel, Directeur général d'ACF, et de Séverine, la sœur d'Agnès Dury, a permis de réaffirmer la volonté des parties civiles de voir aboutir cette procédure. Au-delà, est-ce que cela a permis de faire avancer le dossier ?

 

Reportage réalisé par Géraud Burin des Roziers pour Ligne de Front


Enquête burundaise : Deviendra-t-elle impartiale ?

La récente reprise du dossier par le Substitut général près de la Cour Suprême, Nicodème Gahimbare, après plus de 2,5 ans d’absolue inertie, fait l’objet de beaucoup d’attentes des parties civiles. Il s’est notamment engagé à investir l’ensemble des pistes, y compris celle de l’attaque des policiers français en septembre 2010, et à mener une enquête sur les importants dysfonctionnements observés dès janvier 2008 et pendant les mois qui ont suivi. Il est crucial que la justice burundaise puisse faire un travail impartial, objectif et professionnel, tout en tenant compte des éléments de la procédure française, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. Sinon, il est à craindre que le Subsitut général se fourvoie et perde encore du temps.

 

La démonstration d’une volonté toujours en attente côté français

La Juge d’instruction, Pascale Sappey-Guesdon, ne propose toujours pas de stratégie d’enquête. Aussi, les parties civiles attendent de voir à l’œuvre le nouveau Procureur du tribunal de Mâcon, Karine Malara, dont le soutien effectif est attendu, le parquet ayant en effet brillé par son absence pendant ces 4 années de procédure. Rencontrée pour la première fois fin novembre par les parties civiles, elle a semblé montrer un intérêt pour le dossier.

 

Les parties civiles continueront de faire pression pour que la vérité soit faite sur ce crime odieux 

Elles en appellent toujours à l’affichage d’une volonté politique manifeste au Burundi et en France. Le silence des deux Etats sur cette affaire a pour incidence d’avoir cautionné pendant 4 ans la défaillance des deux procédures sous prétexte de laisser les opérateurs techniques « faire leur travail ». Il est temps que les gouvernants affirment publiquement que la vérité doit être trouvée sur l’assassinat d’Agnès Dury.

 

De retour du Burundi, Séverine Dury déclare : « Concrètement, notre déplacement sur place a permis de récupérer les balles et ainsi réparer cette énorme erreur judiciaire française. Pour le reste, on attend de voir ce qui se passe au-delà des déclarations d’intention... Nous allons continuer de suivre de près les deux procédures. Ainsi, je compte retourner au Burundi au printemps prochain et pas seulement pour poser la stèle à Ruyigi à la mémoire d’Agnès ».

 

Source : Acf
 
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 11:47

L’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) a décerné pour la première fois le prix « Ernest Manirumva, édition 2011 » à Innocent Vyarugaba. Il a reçu un chèque d’un million de francs burundais et un certificat de mérite, ce vendredi 16 décembre, au restaurant Ubuntu Résidence.

 

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Innocent Vyarugaba tenant le Prix Ernest Manirumva. ©Iwacu

Selon Gabriel Rufyiri, président de l’OLUCOME, ce prix a pour objectif de valoriser toutes les personnes qui se donnent corps et âme pour l’indépendance de la justice. Ces cérémonies ont clôturé la neuvaine dédiée à la lutte contre la corruption et coïncident avec le neuvième anniversaire de l’OLUCOME, fondé en 2002.

D’après Sylvestre Ntibantunganya, président de la commission chargée de choisir le lauréat pour ce prix, des critères avaient été fixé par l’OLUCOME : « Le candidat devait provenir de la magistrature, y avoir exercé pendant au moins dix ans et s’être distingué pour sa probité et son engagement pour l’indépendance de la magistrature ».

Après une sélection parmi 12 candidats, Innocent Vyarugaba a été choisi pour avoir osé entreprendre des enquêtes jusqu’au plus emblématique des présumés responsables (Vital Bangirinama) dans l’affaire des assassinats de Muyinga de 2006 : « La commission a constaté que son audace combien nécessaire et salutaire lui a valu une mutation vers Rutana, le situant ainsi en position de dessaisie du dossier sur lequel il a enquêté ». Néanmoins, souligne-t-il, la suite des événements lui a donné raison et les responsables, y compris le principal (Vital Bangirinama), ont été finalement condamnés de lourdes peines par la justice burundaise.

Ce courage d’Innocent Vyarugaba rappelle, selon la commission, un autre fait inoubliable dans la quête de l’indépendance et de l’impartialité de la magistrature : « C’était en 1971 où feu Léonard Nduwayo, procureur à l’époque, a osé au nom de la loi et du droit d’acquitter des personnes accusées injustement d’un coup d’Etat. Alors que ses chefs hiérarchiques lui ordonnaient de réclamer la peine capitale pour les accusés, lui, a osé demander l’acquittement ».

Les lois sont pour l’indépendance de la magistrature

Pour Innocent Vyarugaba, c’est un grand honneur et une immense joie d’autant plus qu’il ne s’y attendait pas. Vu le temps qui sépare le verdict et le prix, cela montre, d’après lui, que chaque geste d’un individu compte. Il souligne qu’en matière judiciaire, les lois sont claires : « Il faut tout simplement lire la loi et l’appliquer sans considérations. S’il y a des injonctions de la part des autorités hiérarchiques, il faut dénoncer ». Pour lui, la première indépendance est interne. « Ce n’est que la conscience et les lois qui devraient être la référence en matière de justice. » Il a remercié la société civile qui commence à mettre en avant les valeurs comme la défense de la vérité. Il lance un appel aux magistrats d’interroger seulement la loi, la conscience et de ne pas se référer aux injonctions extérieures dans le traitement des dossiers. (sic)

 

Par Rénovat Ndabashinze

Source (et suite de l'article) : IWACU


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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 23:45

Quatre ans après la mort au Burundi d'Agnès Dury, psychologue de l'association française Action contre la Faim (ACF), l'organisation et la sœur de la victime, Séverine Dury, se sont rendues à Bujumbura pour rencontrer les autorités judiciaires. Les responsables d'ACF et Séverine Dury ne s'expliquent pas les lenteurs de la justice française et burundaise et lancent un appel aux deux États pour faire avancer le dossier.

(CC)

Le 31 décembre 2007, à la tombée de la nuit dans la ville de Ruyigi, à l'est du Burundi, le véhicule dans lequel circulaient une infirmière et la psychologue Agnès Dury, qui effectuait une mission pour le compte de l'association française Action contre la Faim, était mitraillé. L'enquête des autorités burundaises démarra sitôt après le meurtre. Elle dura quinze mois, puis, selon le témoignage de Séverine Dury, les actions en restèrent là.

Les policiers français se rendirent au Burundi une première fois en 2008 pour un bref contact avec les autorités, puis une nouvelle fois en septembre 2010 pour une enquête de terrain. Leur rapport, mettant en cause un policier burundais fut remis un mois plus tard à une juge d'instruction française. En février 2011, un mandat d'arrêt international fut délivré à l'encontre de ce policier, toujours recherché. Mais depuis, les choses n'ont pas avancé.

Des représentants d'Action contre la Faim et Séverine Dury, la sœur de la victime, parties civiles, se sont récemment déplacés au Burundi pour rencontrer les autorités judiciaires du pays et comprendre pourquoi le dossier sur le meurtre de la jeune française n'évoluait pas.

« Il y a eu un défaut dans le suivi technique dossier », explique Séverine Dury qui note qu'il y a eu très peu de contact entre le magistrat burundais et le magistrat français chargés de l'affaire.

Pour François Danel, qui reconnaît que le fait qu'il n'y ait pas d'accord de coopération juridique entre le Burundi et la France peut être handicapant pour que justice soit faite, il est cependant temps que les deux États s'emparent réellement du dossier : « La lenteur de la France me fait demander si elle veut chercher et, à l’inverse, je me demande si le Burundi veut trouver ».

« La manière dont ces enquêtes sont menées et la vitesse à laquelle elles sont menées ne nous satisfont pas ».

 

Source : RFI

 

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 20:35

Quatre ans après l’assassinat de la Française Agnès Dury qui travaillait pour ’’Action contre la Faim’’ à Ruyigi (Est du Burundi), sa famille et cette organisation demandent que justice soit faite. Leurs délégués ont conjointement tenu, ce mercredi 30 novembre, une conférence de presse dans les enceintes de l’ambassade de France au Burundi.


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Séverine Dury et François Danel lors de la conférence de presse à l’ambassade de France au Burundi. ©Iwacu

Séverine Dury, la sœur de la victime et François Danel, directeur de l’organisation humanitaire ’’Action contre la Faim’’ appellent la justice burundaise et française à s’activer. « La lenteur de la France me fait demander si elle veut chercher et, à l’inverse, je me demande si le Burundi veut trouver ». Selon Danel, depuis plus de deux ans rien n’a été fait, c’est comme si une chape de plomb pesait sur l’affaire. Pour Séverine Dury, certaines pistes ont été ignorées voire écartées : « Il y a une démarche attentiste de part et d’autre. Le système juridique tarde à réagir, à être concret ».

 

La sœur de la défunte et le directeur de l’organisation ’’Action contre la Faim’’ sont au Burundi pour une raison : rendre hommage à Agnès Dury en revisitant les lieux où elle a travaillé, l’endroit où l’embuscade s’est produite, l’hôpital où elle est morte…’’dans le but de commémorer sa mort par une stèle à Ruyigi afin que tout un chacun sache qu’Agnès est morte ici’’, précise Séverine Dury.

 

« Je ne lâcherai pas »

Deux balles ont été trouvées et envoyées à la police française pour expertise balistique, « afin de savoir de quelle arme elles proviennent, et de là savoir qui a tiré, et si c’est commandité ou pas », indique la sœur d’Agnès, déterminée.

Beaucoup de questions, peu de réponses. Une seule question taraude Sévérine depuis 4 ans : « pourquoi ma sœur est morte ? »

 

Par Freddy Sabimbona

Source : IWACU

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 13:00

Action contre la Faim a demandé hier aux États français et burundais « une totale implication dans le dossier » du meurtre au Burundi en 2007 d’Agnès Dury.

La Mâconnaise Agnès Dury a perdu la vie le 31 décembre 2007 au Burundi à la suite d’une attaque à main armée d’un véhicule humanitaire d’ACF (Action contre la faim). Photo d’archives JSL

La Mâconnaise Agnès Dury a perdu la vie le 31 décembre 2007 au Burundi à la suite d’une attaque à main armée d’un véhicule humanitaire d’ACF (Action contre la faim). Photo d’archives JSL

 

Psychologue de 31 ans, originaire de Blanot et en mission au Burundi pour le compte d’Action contre la faim (ACF), Agnès Dury avait été tuée le 31 décembre 2007, lorsque la voiture d’ACF à bord de laquelle elle circulait avait été la cible de tirs dans la ville de Ruyigi, à l’est du pays. Une infirmière nutritionniste avait également été blessée.

Dans son communiqué, ACF et les parties civiles demandent « urgemment à l’État français et l’État burundais, une totale implication dans le dossier et une volonté politique » pour que « la vérité soit faite sur ce crime odieux ».

Contactée hier, Séverine Dury, sœur d’Agnès, a demandé à la justice française de « faire simplement son travail ». « Ça fait quatre ans que j’ai l’impression de me battre contre la justice française », a-t-elle ajouté à son arrivé en provenance du Burundi, où elle s’est rendue pour rencontrer les personnes en charge de l’enquête burundaise afin de tenter de la relancer.

L’ambassade de France comme seul canal

En septembre 2010, deux policiers français se sont rendus au Burundi pour procéder à une enquête de terrain, après un premier déplacement infructueux en 2008. Leur rapport d’enquête, mettant en cause un policier burundais, a été remis en octobre 2010 à une juge d’instruction de Mâcon, Pascale Sappey-Guesdon.

En février 2011, un mandat d’arrêt international a été délivré à l’encontre de ce policier, toujours recherché.

« La commission rogatoire française est achevée », a indiqué Karine Malara, procureur de la République à Mâcon. Récemment nommée, elle a précisé avoir eu une « réunion de travail » avec la juge d’instruction sur ce dossier.

« On est dépendant des procédures qui sont en cours au Burundi. La difficulté, c’est qu’on n’a pas de magistrat de liaison sur place, notre seul canal c’est l’ambassade de France », a ajouté Mme Malara, qui doit prochainement s’entretenir au téléphone, au côté de la juge d’instruction, avec le magistrat burundais chargé de l’enquête.

 

Source : Journal de Saône-et-Loire

 

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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 21:53

Il y a près de 4 ans qu’Agnès Dury, une française qui travaillait pour le compte de l’Ong Action contre la faim (Acf) a été tuée à Ruyigi et la vérité sur ce crime n’est pas toujours connue. Hier soir, le directeur d’Acf M. François Danel et la sœur de la victime, Mme Séverine Dury, ont tenu une conférence de presse pour regretter la lenteur observée dans le traitement de ce dossier. Les deux français déplorent que ni la justice burundaise ni la justice française ne manifestent pas la volonté d’identifier les assassins d’Agnès Dury.


Du côté du Burundi, de nombreux éléments ont démontré l’empressement des autorités à clore ce dossier alors que les éléments portés à ce dernier sont excessivement faibles, ont fait savoir les conférenciers. Ils signalent que la reprise du dossier par le substitut général près la cour suprême, Nicodème Gahimbare, est un élément encourageant. Ces deux français ont indiqué que ce magistrat s’est engagé auprès d’eux à investiguer l’ensemble des pistes ainsi qu’à mener une enquête en toute objectivité sur les dysfonctinnements observés dans la conduite de la procédure burundaise pendant 15 mois d’existence entre janvier 2008 et avril 2009. Les conférenciers regrettent que la justice a voulu mener des enquêtes sur certaines pistes en laissant de côté d’autres notamment celle d’un policier qui était en poste au cours de cette soirée tragique.

Du côté de la France, les deux conférenciers ont signalé que si l’information judiciaire a été conduite très efficacement lors des premiers mois, l’inertie du juge d’instruction et des lenteurs incompréhensibles ont gravement entaché la recherche de la vérité depuis lors. De plus, une double erreur judiciaire a été commise en 2011 rendant impossible l’expertise de l’arme saisie, et potentiellement de toutes les autres, ont regretté les deux français. Les parties civiles considèrent que les autorités françaises ne se sont pas donné les moyens de parvenir à une collaboration satisfaisante avec la justice burundaise, ont continué les conférenciers. Ils précisent que les parties civiles ont dû contourner cette difficulté en mettant en place une collaboration renforcée avec l’ambassade de France au Burundi qui assure un excellent suivi technique du dossier mais poursuivent-ils, cela ne saurait remplacer la nécessaire collaboration entre la justice française et la justice burundaise.

Signalons que la sœur de la victime vient au Burundi pour la 2ème fois après la mort d’Agnès Dury pour suivre de près ce dossier et a juré qu’elle ne se lassera pas tant que la vérité sur le meurtre de sa sœur ne soit connue.

 

Source : NetPress

 

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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 20:11
L'enquête sur le meurtre de la jeune femme commis en 2007 n'avance pas.

Il y a quatre ans, la jeune volontaire bourguignonne était assassinée au Burundi. Elle était en mission pour le compte d'ACF (Action contre la Faim). La psychologue, originaire de Saône-et-Loire, était âgée de 31 ans.

Agnès Dury a été tuée le 31 décembre 2007, quand la voiture d'ACF à bord de laquelle elle circulait a été la cible de tirs dans la ville de Ruyigi, à l'est du pays. Une infirmière nutritionniste avait également été blessée.


 

L'enquête sur le meurtre d'Agnès Dury commis en 2007 n'avance pas.

 

Dans un communiqué daté du jeudi 1er décembre 2011, l'organisation humanitaire Action contre la Faim demande "urgemment à l'Etat français et l'Etat burundais une totale implication dans le dossier et une volonté politique" pour que "la vérité soit faite sur ce crime odieux".

Séverine Dury, soeur d'Agnès, demande aussi à la justice française de "faire simplement son travail".  "Ca fait quatre ans que j'ai l'impression de me battre contre la justice française", a-t-elle ajouté à son arrivée en provenance du Burundi, où elle s'est rendue pour rencontrer les personnes en charge de l'enquête burundaise afin de tenter de la relancer.

 

Les proches d'Agnès, qui font tout pour que cette affaire ne reste pas en suspens, ont créé un blog à sa mémoire.

Un policier burundais mis en cause

En septembre 2010, deux policiers français se sont rendus au Burundi pour procéder à une enquête de terrain, après un premier déplacement infructueux en 2008. Leur rapport d'enquête, mettant en cause un policier burundais, a été remis en octobre 2010 à une juge d'instruction de Mâcon, Pascale Sappey-Guesdon. En février 2011, un mandat d'arrêt international a été délivré à l'encontre de ce policier, toujours recherché.

"La commission rogatoire française est achevée", a indiqué Karine Malara, procureur de la République à Mâcon. Récemment nommée, elle a précisé avoir eu une "réunion de travail" avec la juge d'instruction sur ce dossier.

"On est dépendant des procédures qui sont en cours au Burundi. La difficulté c'est qu'on n'a pas de magistrat de liaison sur place, notre seul canal c'est l'ambassade de France", a ajouté Mme Malara, qui doit prochainement s'entretenir au téléphone, au côté de la juge d'instruction, avec le magistrat burundais chargé de l'enquête.

 


Par B.L. avec l'AFP  

 Source : France3 Bourgogne 

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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 15:29

 

Le 31 décembre 2007, Agnès Dury était assassinée à Ruyigi au Burundi suite à une attaque à main armée contre un véhicule d’ACF. Aujourd'hui après près de 4 ans d'instruction, les deux enquêtes, française et burundaise, semblent dans une impasse. Les circonstances de ce drame et ses raisons ne sont toujours pas élucidées.

 

Les parties civiles -la famille d'Agnès Dury, Aude Staine et Action contre la Faim- déplorent des retards injustifiés, des approximations et l'absence de réactivité et d'initiative tant de la procédure française que burundaise jusqu’à présent. La gravité de ces faits, perpétrés à l'encontre d'humanitaires, impose que toutes les investigations soient menées afin de faire toute la lumière sur ce drame.

 

La visite au Burundi de François Danel, Directeur général d'ACF et de Séverine, la sœur d'Agnès Dury, a pour double objectif :

- de rendre hommage à la victime, 4 ans après les faits, en retournant sur place pour organiser la construction d’une stèle  à Ruyigi en vue de la pose d’une plaque à la mémoire d’Agnès ;

- de redemander urgemment, tant à l’Etat burundais qu’à l’Etat français, qu’une instruction volontaire et efficace soit conduite.

 

Une enquête burundaise partiale

Les parties civiles sont toujours dans l’attente de voir l’enquête burundaise conduite avec sérieux et construite sur la base de preuves solides et fiables, et qui mène à l’identification des personnes ayant organisé et commis ce crime. Elles souhaitent connaître les raisons ayant menées à un tel attentat. De nombreux éléments ont démontré l’empressement des autorités à clore ce dossier alors que les éléments portés au dossier sont excessivement faibles. La récente reprise du dossier par le Substitut général près de la Cour Suprême, Nicodème Gahimbare, est un élément encourageant. Il s’est notamment engagé auprès de François Danel et de Séverine Dury à investiguer l’ensemble les pistes ainsi qu’à mener une enquête en toute objectivité sur les dysfonctionnements observés dans la conduite de la procédure burundaise pendant ses 15 mois d’existence entre janvier 2008 et avril 2009.

 

Une procédure française qui excelle par son manque d’exemplarité

Du côté français, si l’information judiciaire a été conduite très efficacement lors des premiers mois, l’inertie du juge d’instruction et des lenteurs incompréhensibles ont gravement entaché la recherche de la vérité depuis lors. De plus, une double erreur judiciaire a été commise en 2011 rendant impossible l’expertise de l’arme saisie, et potentiellement de toutes les autres.

Les parties civiles considèrent que les autorités françaises ne se sont pas données les moyens de parvenir à une collaboration satisfaisante avec la justice burundaise. Les parties civiles ont dû contourner cette difficulté en mettant en place une collaboration renforcée avec l’ambassade de France au Burundi qui assure un excellent suivi technique du dossier. Néanmoins, cela ne saurait remplacer la nécessaire collaboration entre la justice française et la justice burundaise.

 

Les parties civiles demandent donc une totale implication dans le dossier et une volonté politique véritable pour que la vérité soit faite sur ce crime odieux.

 

Source : Acf

 

Cliquez sur ce lien pour consulter en détail l'état des lieux de deux procédures, française et burundaise.

 

 

 


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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 20:13

Une délégation française est attendue à Bujumbura fin novembre pour suivre l’affaire d’Agnès Dury, du nom de la Française assassinée le 31 décembre 2007. Dans la foulée, deux suspects viennent d’être arrêtés. Mais la famille de cette Française assassinée le 31 décembre 2007, à Ruyigi n’est pas satisfaite du déroulement de l’enquête.


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Me Raphaël Gahungu : « Nous ne sommes pas satisfaits de l’état d’avancement du procès » ©Iwacu

Quatre ans après l’assassinat d’Agnès Dury, responsable des projets de l’ONG Action contre la Faim à Ruyigi, deux suspects viennent d’être arrêtés. Jean Willy Ndayisenga, alias, a été arrêté le 13 octobre dernier vers 18 heures, au quartier Gasanda, au chef-lieu la province Ruyigi. Selon les membres de sa famille, ce père de deux enfants a été entendu par Nicodème Gahimbare, substitut général près la Cour Suprême et ancien procureur de Ruyigi. Etonnée par ce nouveau rebondissement, la famille de Madudu s’interroge sur cette arrestation alors que la justice ne l’avait jamais soupçonné. Et de demander la libération de ce commerçant écroué à la prison de Gitega.

Richard Gahungura, le second suspect, a été arrêté le 9 novembre à Kayanza. Chauffeur de la Maison Shalom au moment des faits, Richard Gahungura avait été emprisonné pour la même affaire mais libéré quelque temps après. Il est incarcéré à Mpimba. Toutefois, des sources à Ruyigi affirment que la vérité ne sera pas connue tant que les vrais auteurs ne seront pas inquiétés.

 

« Ce dossier accuse une lenteur sans précédent »


Me Raphaël Gahungu, avocat de la famille Dury, estime que le procureur peut explorer toute piste lui permettant de connaître la vérité : « Le Ministère public a des raisons qui l’ont poussé à arrêter ces suspects. » Me Gahungu, néanmoins, que la partie civile n’est pas satisfaite de l’état d’avancement de ce procès : les enquêtes piétinent. Mais il s’est refusé à davantage de commentaire sur un procès qui est toujours dans sa phase pré- juridictionnelle. Des sources proches du dossier indiquent qu’une délégation composée de responsables de l’ONG Action contre la Faim, d’un avocat français, du représentant de la famille d’Agnès Dury est attendue à Bujumbura fin de novembre. Selon les mêmes sources, la justice burundaise veut montrer à cette délégation qu’elle est à l’œuvre. Elles estiment que les deux hommes devrait être libérées, car il n y a aucun indice de leur culpabilité.

 

Déception de la famille Dury


Du côté de la famille Dury, la déception est grande. Interrogée, Sévérine Dury, la sœur de la victime, regrette l’absence d’actes d’enquêtes depuis le 26 mars 2009 : « Les autorités judiciaires burundaises semblent s’affairer à rechercher un suspect à l’encontre duquel a été lancé un mandat d’arrêt international par la justice française. » Et Sévérine Dury croit savoir que cet homme se trouvait à moins de 150 mètres du lieu des tirs, le soir du 31 décembre 2007 :« Il était armé et gardait la maison du commissaire provincial adjoint de la police de Ruyigi. » Puis, elle indique sans ambages, qu’elle attend « toujours que la justice burundaise mène une enquête réelle et ne se contente pas de répondre aux demandes de la justice française. »

 

Pour la sœur d’Agnès Dury, la justice française ne peut, a elle seule, mener des enquêtes et retrouver les assassins, localisée qu’elle est à plus de 6500 km du lieu du crime. Il faut donc non pas une condamnation de forme mais de fond et « pas d’un faux coupable » non plus. Sévérine Dury confirme la prochaine visite au Burundi : « Nous souhaitons rencontrer les ministres de la Justice, des Affaires étrangères et de l’Intérieur. »

 

Néanmoins, Sévérine Dury a une lueur d’espoir : « Je souhaite repartir du Burundi avec des engagements fermes que soit recherchée, concrètement, la vérité sur la mort de ma sœur. » Contacté par iwacu, Nicodème Gahimbare, substitut général près la Cour Suprême, n’a pas voulu s’exprimer : « Je ne peux pas violer le secret d’instruction. »

 

1/Me Raphaël Gahungu : « Nous ne sommes pas satisfaits de l’état d’avancement du procès »

2/Agnès Dury assassiné le 31 décembre 2007 à Ruyigi 3/Jean Willy Ndayisenga, alias Madudu, est incarcéré à la prison de Gitega. Sa famille réclame sa libération

 

Par Dieudonné Hakizimana

Source : IWACU

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