Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 19:21

(Syfia Grands Lacs/Burundi) Peu fertile et ruiné par la guerre, l'est du Burundi est en proie à des disettes récurrentes. Mais, par manque de sécurité ou de budget, les Ong qui soulageaient les villageois sont parties récemment. La malnutrition gagne du terrain.

"Bienvenue au Centre nutritionnel de Ruyigi" lit-on sur une pancarte, à l’entrée de l’ex-quartier général d'Action contre la faim (l’ACF), une Ong française qui a fermé ses portes après l’assassinat de son employée, Agnès Dury, le 31 décembre dernier. L’hôpital de Ruyigi, à l'extrême est du Burundi, a triste allure : dans la grande cour, derrière une vieille clôture en bois, quelques bâtiments en maçonnerie rudimentaire ou en bâches plastique comme celles utilisées par les réfugiés, Plus loin, les anciens bureaux, cuisine et salles d’hospitalisation, aux charpentes en bois et toitures en tôle bon marché, sont presque désertes. Visiblement, il y a à peu près cinq ans, le centre avait été installé en urgence. Les derniers malades qui y sont encore, une dizaine de mères et leurs enfants, en haillons, maigres, cheveux frisés et roux, ventres et pieds gonflés pour la plupart, illustrent les différentes maladies nutritionnelles traitées dans ce centre : le kwashiorkor, le marasme... Désespérés, ils achèvent le stock de lait et les provisions. Quatre malades sont morts quelques jours après la fermeture.
"Le centre recevait entre 30 et 40 malades par mois et il en a déjà guéri environ 9 000. Il avait créé des comités d’alerte à la malnutrition sur toutes les collines de la province et les malades étaient transportés jusqu’ici par ses véhicules", confie un ancien employé de l’Ong.

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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 22:25
La Radio Publique Africaine (RPA) a commenté en ces termes mercredi 9 avril la libération effectuée la veille des deux dernières personnes soupçonnées d'avoir assassiné Agnès le 31 décembre au Burundi.

" Rappelons-nous, tout début janvier, quelques heures et jours après l'attaque, cinq personnes ont été arrêtées à Ruyigi. Il s'agissait d'anciens salariés Acf et d'habitants du quartier dans lequel a été organisée l'embuscade. Parmi ces personnes se trouvait Flora, que le véhicule reconduisait chez elle au moment des tirs et qui a aidé aux premiers secours apportés à Aude et à Agnès à l'hôpital de Ruyigi. Elle a été incarcérée plusieurs semaines. Huit autres résidents du quartier ont été emprisonnés à l'occasion d'une perquisition. Toutes ces personnes ont progressivement été libérées, jusqu'à ce mardi 8 avril."

De là où nous sommes, c'est-à-dire à plus de 11 000 km du Burundi, nous ne pouvons que considérer ces remises en liberté comme possible réactivation et réorientation des investigations vers des pistes plus sérieuses.

Nous vous assurons que les enquêtes vont continuer, inlassablement, jusqu'à ce que la vérité éclate. Nous y veillerons sans relâche.

Cet acte infâme qui a pris la vie d'Agnès, et qui a peut-être aussi provoqué par ricochet la mort de tout jeunes enfants burundais en détresse doit être sévèrement puni.

Nous ne baisserons l'étendard que le jour où la Justice burundaise brandira le sien en condamnant les auteurs et les commanditaires de l'assassinat d'Agnès.


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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 18:00
Vous êtes plus de 2 500 signataires de la pétition "La vérité et la justice pour Agnès".

Amis, amis d'amis, connaissances, humanitaires, parents d'humanitaire disparu.
Vous êtes français et burundais mais aussi algériens, américains, argentins, belges, britanniques, bulgares, burkinabés, camerounais, canadiens, chinois, chypriote, colombiens, comoriens, congolais, croates, espagnols, estoniens, guinéens, haïtiens, hollandais, hongrois, grècques, iraniens, israéliens, italiens, ivoiriens, kosovares, libanais, luxembourgeois, macédoniens, malgaches, maliens, marocains, mauritaniens, mexicains, polonais, portugais, québécois, roumains, sénégalais, suisses, tchadiens, tchèques, tunisiens, zaïrois.
Vous savoir nombreux et solidaires, soucieux que la vie soit respectée, par le souvenir mais aussi l'espoir d'une issue judiciaire honorable, est source d'énergie pour avancer dans ce combat quotidien.

Et si ensemble nous pouvions rattrapper le temps ? Faire que chaque heure, minute, passée depuis ce 31 décembre corresponde à une nouvelle signature ? Avec votre aide, nous pouvons y arriver. Aussi sûrement que le temps passe.

Relayez, diffusez la pétition autour de vous.

Merci à tous !


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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 19:55
La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, FIDH
L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme, UIDH
La Ligue des Droits de la personne dans la région des Grands Lacs, LDGL
Le Forum pour le Renforcement de la société civile au Burundi, FORSC
L’Observatoire de l’Action Gouvernementale, OAG
La Ligue Burundaise des Droits de l’Homme, ITEKA
 
Ensemble elles tirent une sonnette d’alarme au travers d’une déclaration commune :
 
-       Elles « observent avec préoccupation la dégradation continuelle de la situation des droits de la personne au Burundi. »
 
-       « Elles sont particulièrement préoccupées par la fréquence et la régularité de nombreux actes de banditisme à main armée, d’assassinats ciblés et prémédités ainsi que d'autres crimes commis parfois avec la complicité de certains agents de l’ordre chargés pourtant d’assurer la sécurité des populations au niveau de la capitale Bujumbura et de l’intérieur du pays. »
 
-       « Elles déplorent l'absence d'évolution de certaines enquêtes sur des affaires criminelles comme les tueries de Muyinga de Juillet 2006, les grenades lancées aux domiciles de certains parlementaires en Août 2007, les assassinats en pleine ville de Bujumbura et ailleurs. »
 
Ailleurs étant Ruyigi et l’assassinat d’Agnès, le 31 Décembre dernier.
 
Nous ne pouvons que nous inquiéter de ce constat. D’autant que notre appel lancé en début de semaine dernière à l’adresse des ministres de la Justice française et burundaise est resté sans écho sonore, ni visuel.
 
Il est d’autant plus important que nous soyons nombreux et solidaires pour demander que la Justice soit vraie, pour Agnès, et nous l’espérons, pour  tous ceux qui sont privés de la vérité encore aujourd’hui.
 
Pétitionnez et relayez autour de vous !  
 
Téléchargez la déclaration commune « Burundi : Dégradation continuelle de la situation des droits de l'Homme » binub.turretdev.com/images/articles/degradation.pdf
Liens :
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