Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 21:53

Il y a près de 4 ans qu’Agnès Dury, une française qui travaillait pour le compte de l’Ong Action contre la faim (Acf) a été tuée à Ruyigi et la vérité sur ce crime n’est pas toujours connue. Hier soir, le directeur d’Acf M. François Danel et la sœur de la victime, Mme Séverine Dury, ont tenu une conférence de presse pour regretter la lenteur observée dans le traitement de ce dossier. Les deux français déplorent que ni la justice burundaise ni la justice française ne manifestent pas la volonté d’identifier les assassins d’Agnès Dury.


Du côté du Burundi, de nombreux éléments ont démontré l’empressement des autorités à clore ce dossier alors que les éléments portés à ce dernier sont excessivement faibles, ont fait savoir les conférenciers. Ils signalent que la reprise du dossier par le substitut général près la cour suprême, Nicodème Gahimbare, est un élément encourageant. Ces deux français ont indiqué que ce magistrat s’est engagé auprès d’eux à investiguer l’ensemble des pistes ainsi qu’à mener une enquête en toute objectivité sur les dysfonctinnements observés dans la conduite de la procédure burundaise pendant 15 mois d’existence entre janvier 2008 et avril 2009. Les conférenciers regrettent que la justice a voulu mener des enquêtes sur certaines pistes en laissant de côté d’autres notamment celle d’un policier qui était en poste au cours de cette soirée tragique.

Du côté de la France, les deux conférenciers ont signalé que si l’information judiciaire a été conduite très efficacement lors des premiers mois, l’inertie du juge d’instruction et des lenteurs incompréhensibles ont gravement entaché la recherche de la vérité depuis lors. De plus, une double erreur judiciaire a été commise en 2011 rendant impossible l’expertise de l’arme saisie, et potentiellement de toutes les autres, ont regretté les deux français. Les parties civiles considèrent que les autorités françaises ne se sont pas donné les moyens de parvenir à une collaboration satisfaisante avec la justice burundaise, ont continué les conférenciers. Ils précisent que les parties civiles ont dû contourner cette difficulté en mettant en place une collaboration renforcée avec l’ambassade de France au Burundi qui assure un excellent suivi technique du dossier mais poursuivent-ils, cela ne saurait remplacer la nécessaire collaboration entre la justice française et la justice burundaise.

Signalons que la sœur de la victime vient au Burundi pour la 2ème fois après la mort d’Agnès Dury pour suivre de près ce dossier et a juré qu’elle ne se lassera pas tant que la vérité sur le meurtre de sa sœur ne soit connue.

 

Source : NetPress

 

Par la famille d'Agnès - Publié dans : Actualité
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Pourquoi ce blog

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés